Comportements éthiques en plein air

  • 31-déc.-1969

Les activités de pagaie sont un moyen privilégié d’entrer en contact avec la nature et de se ressourcer, que l’on soit en milieu urbain ou dans l’arrière-pays. Pratiquer des activités de plein air, nautiques ou autre, vient avec son lot de responsabilités pour minimiser le plus possible son impact sur l’environnement. Pour en apprendre davantage, on aime se référer aux organismes Sans trace Canada et De ville en forêt, qui détaillent très bien les 7 principes sans trace, en plus de fournir un tas de conseils pertinents.


Voici quelques incontournables du plein air nautique à garder en tête.

1. Cet aspect revient dans tous nos conseils : minimiser son impact sur l’environnement, ça commence par une bonne préparation. En ayant le bon matériel et en connaissant le terrain sur lequel on s’aventure, nos chances d’apprécier ce que la nature peut nous offrir sont décuplées. Emprunter les bons accès et s’arrêter aux endroits opportuns font parties des bases d’une bonne préparation.

2. Mise à l’eau, arrêt, campement… peu importe le temps de l’activité, il faut savoir reconnaître les surfaces durables à emprunter. De manière générale, il faut privilégier les espaces aménagés, la roche, le sable ou le gravier. Pour le camping, si vous n’êtes pas dans un secteur avec des campements aménagés, choisissez un endroit sur un sol durable, déjà dépourvu de végétation.

3. La gestion des déchets. Des gestes si simples, qui mal faits, entraînent des conséquences ravageuses sur les écosystèmes. Il existe deux types principaux de déchets : les déchets humains et les déchets introduits par l’humain. Commençons par le plus cocasse… la gestion des numéros 2 en nature. Évidemment, le plus simple est toujours de trouver un endroit prévu à cet effet. En pleine nature, il faut cependant s’équiper pour ramener ses excréments ou les enterrer, dépendamment de la règlementation en vigueur sur le territoire visité. Il existe toutes sortes de dispositifs dans votre magasin de plein air favori pour le transport sanitaire de vos #2. On vous laisse le soin de vous renseigner sur ce qui vous conviendra le mieux. Lorsque l’option du trou sanitaire est possible, la règle d’or est la suivante : avec une truelle, on creuse un trou d’environ 20 cm de profondeur par 15 cm de large et ce, à plus de 60 m d’un cours d’eau, sentier ou campement. L’urine a un impact moindre, mais le papier hygiénique, les serviettes sanitaires, les tampons, les lingettes, les couches, etc. doivent être ramenés avec vous dans un bon vieux sac étanche. Pour ce qui est des déchets introduits par l’humain, l’adage est simple: on rapporte tout ce qu’on a amené. Ça ne peut qu’être moins lourd ou prendre moins de place post-consommation. Rien ne sert d’être créative ou créatif : la destruction par le feu ainsi que l’enfouissement sont à proscrire. Et le savon dans tout ça ? Même biodégradable, il devrait être utilisé avec parcimonie et la règle du 60 m de la rive est toujours à respecter !

4. Parlant de feu. Sans jouer les casseux de party… mais même si on peine à s’imaginer une sortie en forêt sans feu, c’est tout à fait possible ! Si l’envie est trop grande, il faut se renseigner, au jour le jour, afin de savoir si les conditions le permettent sur le lieu visité. Il est également préférable d’utiliser du bois local et un emplacement où un feu a déjà été fait. Une fois terminé, il ne faut pas quitter le lieu du feu avant d’avoir refroidi suffisamment les cendres pour pouvoir les répandre sur un grand territoire. Un feu ne doit jamais être sans surveillance. Évidemment, les feux de camps ne doivent pas servir à bruler des déchets, des emballages etc.

5. Les embarcations à pagaie sont malheureusement connues pour transporter des espèces exotiques envahissantes. Il est donc important de prévoir le nettoyage à l’eau, sans savon, de votre matériel et de votre embarcation quand vous changez de localisation.

6. Quoi de mieux que de pouvoir observer la vie sauvage lors d’une sortie sur l’eau ? Il ne faut simplement jamais oublier que la faune est chez elle et que nous sommes en visite. Nourrir les animaux ou rendre accessibles nos déchets est à éviter. Il faut savoir se faire discrètes et discrets ainsi que rester à bonne distance pour ne pas entrainer leur déplacement. Et cela est vrai pour un animal aussi commun que le canard et aussi majestueux que la baleine. Pour les pagayeuses et pagayeurs dans l’environnement des baleines, il existe une courte formation en ligne conçue par Pêches et Océans Canada, Parcs Canada, le ROMM et le GREMM et qui vous aidera à connaitre et à comprendre les comportements spécifiques à observer.

7. En nature, comme en ville, il faut savoir cohabiter avec les autres utilisatrices et utilisateurs! Sur l’eau, en embarcation à propulsion humaine, il est important d’être visibles des plaisanciers plus gros et plus rapides, et de se tenir le plus possible hors des chenaux de navigation. Lors des arrêts, il faut faire attention à la portée de notre voix, de notre musique etc. afin de ne pas brimer l’expérience des autres plaisancières et plaisanciers. Si vous avez avec vous un ami à 4 pattes, il faut se rappeler que même en nature, il doit être maintenu en laisse comme dans les autres lieux publics.

En somme, le plaisir sur l’eau et en plein air, il est partout. Même dans les gestes qui nous permettent d’avoir le moins d’impact possible. Plus nous avons conscience des conséquences de notre présence en nature, plus les territoires resteront grandioses et accueillants près des villes, tout comme dans la nature sauvage. Pour approfondir vos connaissances et obtenir de judicieux conseils sur les bons comportements à adopter en plein air, consulter les 7 principes Sans trace Canada ou l’éventail d’infos et de services offerts par De ville en forêt.

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